LA SCULPTURE GREFFE DES FORMES… 1992
«LA BATELIÈRE »

 
La sculpture greffe des formes
et elle grave les jalons des couleurs vibrantes
à l’aide du temps, les vibrations inaudibles battent au loin la mesure
dans les prés… du rêveur.
Elle entaille dans l’action le temps et l’espace
d’une perfection de polychromie,
pour transformer son soleil dans l’œuvre,
sur la variation du contour en formant l’origine des accords,
à l’intérieur de la joie et les méandres bleutés de ses palmes en mémoire,
en harmonie qu’au-dessus du jour ou du temps qui se brise.
La lumière en découle remplie de bonheur, était hypnotique elle joue
en suivant le rythme du beau artistique des lignes.

C’est une nouvelle vision de la vie, tranchant les peurs
à travers son sillage étincelant, sur la mer de liberté.
D’incessantes sculptures donnent l’impression
volumineuse dans la beauté originelle,
ridant la matière immobile du mystère de sa structure
qui réclame la rutilance de mille et mille formes étranges… par l’imagination.
La sculpture relie les silences à la fête magnétisée de constellations
dans un rayon lumineux,
pour faire du hasard de vivacité
une relation formelle ou spatiale de création
entre le mouvement et l’infini de couleur.

Jean-Paul Jérôme
plasticien
Atelier de « La Batelière »
Varennes, juillet 1992