LES GRANDS-RELIEFS DE BOIS PEINTS

 
Les reliefs écrits permettent de penser l’univers des choses à la source de l’âme qui se profile dans l’espace.

Ils sont le départ des formes rassemblées en un jeu donné, pour une fête des yeux par une intuition diffuse et profonde.

C’est pour la masse rigoureuse d’un tout que se tranche d’un coup le contour des formes et où les effets réalisent ce monde de l’inattendu dont l’empreinte dans la substance des matières laisse sa marque fantastique la plus vive.

Produire l’image dans cette aventure monumentale est l’œuvre de création, comme d’une expression à l’accent sonore de la terre et du sacré.

Le véritable mouvement est spirituel et immédiatement pour une puissance graphique dans l’exécution du geste en étant parfait pour la plastique des formes et sur le plan des rythmes cohérents de la peinture instantanée.

Au-dessus du goût en filigrane des signes, les nombreuses constellations des contours y dessinent les lignes cosmiques de plusieurs coloris dont les registres des contrastes sont flexibles à la nécessité d’une joie des teintes et de sentir la vie se répandre, en tous sens, sur l’œuvre, qui s’accomplit.

Cette transcendance est analogue à la géométrie dressée au centre des grands espaces, comme si les surfaces cachées se prolongent dans les éléments formels des reliefs pour une construction matérialisée et uniquement poétique de la composition d’un objet renouvelé dans la rêverie d’un art de vivre un monde spirituel où la création rayonne.

Une part du hasard surnaturel trouve le chemin et le risque c’est-à-dire de l’imaginaire d’un jeu pour devenir la base de nombreuses découvertes dans la construction jalonnée de sentiments artistiques.

Parfaitement comme un objet rituel qui n’est pas prévu, le relief témoigne du mystère avec son côté sculptural et son côté architectural qui s’unissent.

C’est par l’envoûtement dans la correspondance lui-même du mouvement à celui des rythmes que l’équilibre des volumes plats et géométriques, tels un corps physique sculpté, est l’instrument de l’œuvre qui transparaît au travers d’une harmonie au ton enjoué – sur toutes ses phases.

Les plans des panneaux sont la division à rendre le caractère uni des couleurs par l’agitation plus palpable et la superposition animée de cette monumentalité organique.

Une expansion de l’esprit semble la transmutation des collages de papier qui, de la peinture, sont les forces occultes à la transformation, pour les grands reliefs, surtout par la voie de l’indicible en soi, dans le langage du cœur et de l’âme, perceptible dans un rêve du bâtisseur fasciné par le mystère et le secret, selon l’ordre plastique, de son invention, à choisir une sorte de désir et le mieux, d’élaborer un relief, comprenant des merveilles divines de construire un monde.

Une œuvre est inspirée par la beauté des couleurs et des formes une succession de signes entre le céleste et la terre dont les yeux viennent y relire les profondes tensions universelles des sentiments dans le domaine des arts, d’une peinture nouvelle, tant pour la densité que pour la nécessité d’une harmonie.

Par delà, les tensions internes de la nature et de la pensée ne font qu’un avec des éléments plastiques qui entraînent la progression et le développement dans tous les sens de la masse comme un chant « fabuleux » apparenté aux verts somptueux des forêts, au bleu de la mer d’une extraordinaire puissance ou au revêtement des tons roux et à la nuance de l’ivoire brunie des diverses zones qui se dilatent dans un cosmos à l’infini et de l’éclat d’un ciel qui s’offre immédiatement, en tout le plus élevé de toutes choses.

Une émotion spirituelle et sonore où l’inspiration lutte de façon à accroître le sentiment de la beauté et de la dissonance à cette juxtaposition d’une forme de vie où s’affirme et s’accorde la mesure d’une teinte parfaite à l’accomplissement profond.

La couleur est un univers en soi, et la forme est l’essence intime de la pensée, avec l’esprit des idées, avec ce monde des formes.

Une ligne affirmée sépare l’objet dans une naissance d’une combinaison des tons à travers un espace et comme les passages magiques à l’extase sont quelque chose qui largement structure cet objet en un signe tout aussi graphique d’une révélation, comme davantage le jeu et la voie des contrastes.

Le relief moderne a la vie sacrée dans un style qui rappelle l’ampleur en haut-relief sculpté et polychrome un monde de vertige et de passion dans le sillage primitif et sauvage, mystérieux et humain. Il se cristallise sur l’élan créatif et la construction de l’espace.

L’évocation d’un passage magistral de la beauté millénaire et polychrome – dans un ensemble architectural – descend dans la lumière sur le travail d’aujourd’hui dans toute sa grande sérénité de la couleur – à l’aplat.

Le temps où les pierres teintées pétillent de mystère, le grand-relief accueille la vie sur un sol étrange, dans les lignes des choses orchestrées en pleine extase de la couleur, donc dans le sens intérieur d’un monde verdoyant et solaire où les rouges déjà s’ajoutent et y sont aux songes magnifiques d’une plus étonnante maîtrise de la main en ce fruit du cœur pour une médiation en cours sur l’heure qui passe…

L’ampleur de la lumière changeante enfonce une ombre effilée dans les motifs des ouvertures et elle coupe cette épaisseur de la surface en une construction colorée en même temps par le mouvement entre les formes bien charpentées par la mesure optique de l’exaltation nouvelle.

Ce sont des plans paisibles dans les champs de blé en des lieux cosmiques à l’échelle de la terre et des forêts de la nuit comme d’une architecture solide et suspendue dans le violet d’une création comme d’un monde optique et de l’opium des sens.

L’espace se brise en éclats sur un fond devenu sans âge et très beau à saisir la grâce rustique et ruisselante de l’ombre et de la lumière.

Les angles séparent sans cesse les rythmes plus manuels dans l’espace peint qui dans les contours segmentés de la couleur et de la beauté du mouvement des formes, en refaisant des ouvertures dans les plaques de bois, pour ainsi bâtir des infiltrations lumineuses d’une grandeur splendide d’une plus belle jeunesse, puis y construire divers profils dans le cœur de l’image et celui de changement du moment.

Telles les mutations à l’égal d’une surprise qui échappent aux symboles, entre les sentiments et les échos intenses de faire appel aux souvenirs – les grands reliefs s’approchent sur le chemin de la rêverie où la passion retient une grande énergie de libération.

Une telle surface devient nouvelle, elle reste au premier plan et demeure ouverte sur un espace de mystère et elle sculpte les choses, une vigueur d’exploration partout où le relief passe dans les flots trempés des couleurs et le plein courant des silhouettes opposées au vide du noir de la nuit, le sillage est une vie du jour et du mouvement enchanté par où la matière des bois peints dialogue avec l’imaginaire.

Les volumes apparaissent sur de grands modules découpés dans les panneaux dont les formes en palmettes sont très considérables, pour les raisons fondamentales des choses.

La construction est mouvementée car dans cette masse des émotions émergent et se trouvent aux sources de la vie entre des plans enchanteurs dans un temple aux objets des merveilles des couleurs où les éléments se déplacent parfois sous le regard – avec le peu d’une telle dualité.

Le fait de relief frappe comme un monument logique de la divinité et dessine l’éventail des formes en des profils où se divise la ligne du rêve, dans la réalité métaphysique entière, comme dans une construction structurale unique et spatiale.

La perfection replace dans l’ordre une plastique des plus flammée aux ondulations des formes et des motifs dans les imbrications des plans où les couleurs rappellent une relation avec la nature, ici les pierres, le sol, la forêt, l’air, les bois, le sable doré, la beauté, le pur instant de la vie – mais la vie retournée aux racines pour regarder une création de couleurs émaillées d’une grandeur.

Le champs balayé des travaux composés est puissant et chromatique et y respire la lumière des teintes en se réfractant sur le côté des formes abstraites: là de telle façon à lui rendre vie dans ses images mentales qui sont une transparence encore visible à l’intérieur des vibrations et par la splendeur matérialisée se déroulant sur des métaphores de l’énergie rupestre d’une architecture à l’échelle d’une sculpture crénelée des jaunes, des bleus, des verts et des rouges; des murs et vergers.

Des panneaux à la marche rituelle, où le mouvement agit inlassablement et trace, en souligne son chemin pour insister sur les vides et les pleins de la peinture.

Les contrastes en place accordent l’inspiration. Le mouvement nous révèle les plus mystérieuses forces entrechoquées et gouvernées par l’imaginaire d’une innovation, menant à la fois aux émotions et aux sources de la splendeur.

Cette mouvance est l’envol des silhouettes sur la cohérence d’un « relief-peinture » dans un rythme secret sur un ciel des couleurs.

Voir est le fait privé de l’œil et d’un peu de surprise beaucoup plus accentuée.

Ainsi, la plénitude est une sorte d’harmonie pure et forte qui respire de son souffle dans les vents invisibles d’une allégresse qui se prolonge sans limite.

Les jalons du cœur travaillent au temps de l’art où se mêlent les yeux sensibles sur le sol intérieur d’une œuvre assez étrange.

Des ensembles verticalement sans doute, rectilignes dans l’assemblage des formes sur la vaste, surface s’imposent avec la rectitude parfaite de la composition des reliefs et par la juxtaposition plastique des courbes flottantes et détachées en douceur, évoquant beaucoup un monde architectural et la création massive d’une sculpture avec la polychromie des teintes.

Conclusion

Les reliefs paraissent d’une beauté colossale à la pointe d’une sculpture enchantée, par le magnétisme envoûtant des assemblages avec la finesse des couleurs. Les panneaux rappellent les silhouettes aux teintes innombrables des effigies plaquées sur un fond plat.

Différents plans superposés organisent les surfaces pour le passage intense de la lumière changeante et l’éclat de la forme précise.

Les ombres en creux complètent la position et la disposition elle-même des grands-reliefs dans une plastique d’abord et ceux des mouvements.

Un souffle nouveau se joue sur les imbrications de plans en chevauchements visibles.

Lentement se construit l’objet monumental, à la fois dans l’espace et dans le mystère de la beauté, et de ce qui est le volume plat dans cette matière fibreuse.

C’est la plénitude d’un monde panorama de couleurs à saisir par les yeux de la fraîcheur spirituelle.

Comme d’une écriture intacte, dans les accords harmonieux, de la pensée qui vient faire l’image imaginaire et jaillissante en une des merveilles de l’art saisissant.

Les masses silhouettées au goût des angles précieux du bâtisseur sont dans la création sur l’énergie, par un éblouissement de l’enchantement du cosmos et de la terre.

Ce besoin de franchir un croisement sans fin avec la magie permanente d’une œuvre. Comme un vaste espace soigneusement à l’échelle d’une belle montée à la découverte audacieuse d’une ampleur joyeuse. Déjà sous le feu de la lumière, les constructions colorées des grands-reliefs assurent la joie et le goût particulier pour un hymne chanté du cœur…

Jean-Paul Jérôme
5 avril 2002