Les Tourennes des Vents

 
Une fulgurante sculpture polychrome,
en fibre de pin à haute tension,
échappe à l’équilibre pour exprimer le plaisir et la rigueur imaginaire
d’une eurythmie soumise à une unité du désir.

Pour traduire ainsi un monde jeune, comme une fête « jubilatoire ».
De là vient le signe superbement coloré, au rythme de l’univers obsédant
où les volumes et les couleurs primaires se côtoient,
chaque œuvre doit affirmer la pure beauté souveraine
et suppose un éventail par-delà éternel… aussi :
par un monde moderne oscillant d’espace et de vide,
sur un miroir d’unité,
capable d’explorer une matière « opaline »
de tous les côtés de la surface plane qui traverse la lumière et comme l’ordonnance des carnavals
par un plan tangent, des couleurs et des formes
si ruisselantes et sculpturales.
elles s’échappent en rouge vif, jaune, bleu-vert et noir.

C’est dans une belle osmose, déjà enchantée de couleurs composées
pour le tangible et la densité de splendeur spatiale, dynamique,
qu’une charpente verticale fortifie les mouvements,
avec les dimensions d’une inspiration poétique et théâtrale.
Les formes musicales peuvent clairement se libérer…
au-delà des limites des yeux dans l’âme et le rêve.

Les vibrations intérieures et passionnées des lignes qui fleurissent
sont commandées par le mouvement d’un champ de composition interne.
Elles agissent simultanément en bandes verticales : noir, blanc,
confondent toute fusion avec le cosmos et l’espace,
sans doute donnent de l’ampleur entre métamorphose
et sonorité soutenue par les aplats de couleur,
la courbure des éléments et l’objet sensible à l’ensemble de la sculpture.

Telle une euphorie plasticienne enivrante
réapparaît plus nette et précise du contour.

C’est avec fermeté, le fléchage des grandes lignes universelles
dont le mouvement s’élabore sur les angles solaires du bois cintré…

La sculpture scande harmonieusement les reliefs
aux couleurs vives simultanément.
Elle exprime la part de raison physique dont les formes
et le timbre d’un son ordonné s’incorporent
dans l’objet d’une façon tangible.

Le mouvement se veut harmonieux.
Pour entendre une écho d’enfance et construire un voyage envoûtant
d’où l’imagination à son âme en force,
sur le double jeu du volume et de la couleur chaleureuse
comme une présence constante d’une chanson.
Celle d’une passion des fibres de l’ire des plaisirs amoureux .L’harmonie est dynamique
et l’émotion fébrile éprouve l’amplitude de courbes, de droites :
délire de la joie ivre de couleurs continuelles et pures.
Une modulation s’impose à la « course surprise »
en effet de l’œil flottant d’apercevoir de chaque côté
son jeu des formes morcelées aux grands plans géométriques,
et celle d’une sorte de peinture multiple
en confrontation et de sérénité érémitique
d’où est le pur « grouillement » sensoriel
aux tons envoûtants les plus forts
qui divisent les surfaces lisses du volume
dans les trois dimensions lumineuses ou illusoires.
Les intervalles de forme qui adhèrent à l’ensemble des masses
utilisées à des fins plastiques
dont l’éclat se mélange en floraison nouvelle,
en suivant du regard les rythmes subtils des reliefs
et les lignes changeantes de plans.

Le choc augmente dans une série de contrastes avec la lumière miroitante
pour construire l’ensemble plus robuste et massif.
Les transmutations des éléments et des assemblages des profils
entraînent une précision extrême dans l’exécution.
Et tout se dégage en son absolu par la composition mobile et verticale
vers le soleil en secret d’une danse purement plastique
où se trouve la couleur sensible en vol.

Un groupe de « volumes » imaginaires d’intègre à la masse lumineuse
lorsque dans un air de jubilation presque magique, de relations et d’angles,
se pose à l’incantation colorante. C’est en entourant la sculpture que partout chante un profil
dans sa finesse volumétrique par l’aspect purement plastique.

C’est à l’intensité d’un courant circulaire
sur ses angles saillants et simplifiés,
dont enfin, une puissante carrure domine l’espace…
bien que le pouvoir lumineux appartient à l’œil
et que voisine la durée de vie,
tel un corps conique transfusé par l’air et le sang,
pour sa transformation en métamorphisme sédimentaire…
d’une comparaison,
l’effet d’une telle sorte de rapport des « angles »
au-delà de tout rouage purement fuselé du langage,
sous lequel on voit « l’objet sculpture », aux formes arrondies et carrées.

Lentement, viennent les résurgences de la couleur
changer la métaphysique des constructions chargées d’un rêve surréel.
C’est une exploration monumentale ici,
où souffle les pensées formelles,
puis en matière éruptive, l’évasion au hasard d’un instant scalaire
une sensation de mesure qui tient d’un moment
et de la naissance des lignes sévères qui se déroulent,
comme si un état créé s’assure de l’effet optique
et angulaire pour un déploiement de puissance
joue et frappe dans le cœur et comme un éperon qui entre dans le corps.
Les sculptures résistent aux vents rudes des semaines…
au travail d’une conduite ordonnée à l’échancrure d’un système libre
pour fixer les sentiments violents les plus fugitifs,
mais, comme un objet fascinant,
éperdu de joies solaires assurant toute fulgurance.

Tel un rêve de sérénité révèle le bleu de l’ego en jeu,
le jaune autour du matin ensoleillé, dilaté, allongé comme un tournesol
largement dans une grande simplicité enveloppante,
ce rêve est une fontaine de chaleur plus grande que le cœur qui aime,
au flux magnétique d’une aventure étrange, profonde et parcourue.

Qui de chacun, demande à voir, sentir et d’imprégnation,
d’atteindre les mesures d’origines en trame colorante,
roulante sur un autre astre à faire jaillir le vertige de ses courbes
pour polir légèrement le temps qui se renverse
et pour y mesurer la sagacité optimale très élevée et émouvante
en vue de la beauté d’un monde nouveau.

Ainsi, un profil qui pétille comme le feu et l’esprit en croissance vivante
où le regard se pose rapidement :
par le jeu incandescent mûri dans la flamme éblouissante.
C’est la métamorphose qui,
magnifiée sur une série d’angles droits en sentinelle,
donne l’aspect aérien à la mouvance, à la mise en place du temps,
devant une construction volumétrique irréelle.
un monde imaginaire boucle un instant
la gamme des sentiments qui l’entoure.

Sculpture blanche qui fleurit dans le jour,
elle est le rêve incroyable et très plastique, qui chante la grandeur,
et qui joue surtout comme l’enfant
à saisir avec ses deux mains, curieux également
dans l’équilibre à tout hasard d’une démarche
de la beauté ainsi faite.

La sculpture greffe des formes
et elle grave les jalons des couleurs vibrantes
à l’aide du temps, les vibrations inaudibles battent au loin la mesure
dans les prés… du rêveur.
Ellen entaille dans l’action le temps et l’espace
d’une perfection de polychromie,
pour transformer son soleil dans l’œuvre,
sur la variation du contour en formant l’origine des accords,
à l’intérieur de la joie et les méandres bleutés de ses palmes en mémoire,
en harmonie qu’au-dessus du jour ou du temps qui se brise.
La lumière en découle remplie de bonheur, étant hypnotique elle joue
en suivant le rythme du beau artistique des lignes.

C’est une nouvelle vision de la vie, tranchant les peurs
à travers son sillage étincelant, sur la mer de liberté.
D’incessantes sculptures donnent l’impression
volumineuse dans la beauté originelle,
ridant la matière immobile du mystère de sa structure
qui réclame la rutilance de mille et mille formes étranges… par l’imagination.
la sculpture relie les silences à la fête magnétisée de constellations
dans un rayon lumineux,
pour faire du hasard de vivacité
une relation formelle ou spatiale de création
entre le mouvement et l’infini de couleur.

Jean-Paul Jérôme
Plasticien
Atelier de « La Batelière »
Varennes, juillet 1992